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16 ans après, la France remporte sa dixième Coupe Davis

La France de Yannick Noah remporte sa dixième Coupe Davis

Grâce à la victoire de Lucas Pouille sur Steve Darcis lors du cinquième match, la France a battu la Belgique en finale, dimanche à Villeneuve-d’Ascq.

Cette fois, c’est fait. Oubliés, les fantômes de Belgrade, effacée la désillusion de 2014. La France a remporté la dixième Coupe Davis de son histoire en s’imposant en cinq rencontres face à une valeureuse équipe belge, dimanche 26 novembre à Villeneuve-d’Ascq (Nord).

Après la victoire sans appel de David Goffin sur Jo-Wilfried Tsonga (7-6 [5], 6-3, 6-2), Lucas Pouille a apporté à la France le point décisif en l’emportant sans coup férir sur un Steve Darcis incapable de reprendre son costume du héros « Monsieur Coupe Davis » imbattable lors des matchs cinq (6-3, 6-1, 6-0). Seize ans après leur dernier sacre, les Français ont à nouveau brandi le Saladier d’argent.

« En fait, ça devait être écrit que Lucas gagne chez lui. Il fait un match fantastique », a analysé Yannick Noah après la remise du trophée. Ayant célébré avec ses joueurs et le staff technique de l’équipe de France, un capitaine du navire bleu émotif s’est longuement livré lors de la conférence de presse d’après-match. Une tribune où tous les joueurs ayant pris part à la campagne 2017 étaient installés, comme lors de la remise des trophées. Jo-Wilfried Tsonga, Lucas Pouille, Richard Gasquet, Pierre-Hugues Herbert, les quatre titulaires de la finale ; mais également Julien Benneteau et Nicolas Mahut, éliminés de dernière minute, ainsi que Gilles Simon et Jérémy Chardy. « S’il n’avait pas été là contre les Anglais, on ne serait pas là, il a été monstrueux », a souligné Noah, qui a eu un mot pour chacun de ses joueurs.

« Notre mot d’ordre, c’était “ensemble” » a rappelé le capitaine, soulignant également l’héritage de ses prédécesseurs, Guy Forget et Arnaud Clément. « Je ne suis pas le héros, on a gagné ensemble », a renchéri Lucas Pouille. Symbole de cet état d’esprit, avant la remise des trophées, l’équipe au complet s’est livrée à un haka dans les vestiaires du stade Pierre-Mauroy.

La génération Tsonga touche son Graal

Pour la génération Tsonga, dite celle des « Mousquetaires » – un surnom qualifié de « grotesque » par Richard Gasquet –, la consécration tant attendue est enfin arrivée. Depuis près de dix ans, en dépit de résultats individuels probants, il manquait un titre marquant au palmarès des Tsonga, Gasquet, Simon et Monfils. C’est désormais chose faite. Même si des quatre figures de proue hexagonales des dix dernières années, seul Gaël Monfils a manqué à l’appel. Et ce coup-ci, Noah n’a pas mis en scène un coup de fil du joueur en conférence de presse comme après la victoire en demi-finale.

Vainqueurs d’une valeureuse mais limitée équipe de Belgique, les Bleus ont bénéficié cette année d’un enchaînement de circonstances lors des différentes étapes de ce titre. Successivement, ils sont venus à bout d’un Japon privé de Nishikori, de la Grande-Bretagne sans Murray et de la Serbie orpheline de Djokovic. Mais seule la victoire est belle, et « l’attente a été longue », a rappelé Lucas Pouille.

Depuis 2002, et le hold-up de la bande de Nicolas Escudé en Australie, la France attendait cette « decima ». Et « quand tu ne gagnes pas pendant seize ans, tout le monde s’habitue à perdre », a appuyé Yannick Noah, soulignant la pression d’une « culture de la lose » difficile à effacer. « Quand tu vois les Belges arriver, ils sont légers. Nous on est lourds, c’est pas de notre faute. On fait du mieux qu’on peut. ».

Une victoire tant attendue depuis de nombreuses années qui vient clôturer un magnifique weekend de sport.

 

Source : La France de Yannick Noah remporte sa dixième Coupe Davis