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Quand le sport adoucit les moeurs et rapproche les peuples

Et si la Corée du Nord participait aux prochains Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang ?

Il ne reste que quelques semaines d’ici aux Jeux olympiques de PyeongChang, qui se tiennent du 9 au 25 février, et la perspective de se voir représenter lors de l’événement sportif de l’année titille Kim Jong-Un. Le dirigeant nord-coréen appelle à des relations meilleures avec son voisin du sud et évoque une participation aux Jeux d’hiver en Corée du sud.

Kim Jong-Un s’est servi de son adresse à la nation du Nouvel An pour répéter que son pays était un Etat nucléaire à part entière, avertissant qu’il avait en permanence à sa portée le « bouton » atomique. Mais parallèlement, il a fait une ouverture en direction du Sud en expliquant que Pyongyang pourrait participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Dans son discours, le numéro un nord-coréen a estimé que les jeux pourraient fournir l’occasion pour les représentants des deux pays de « se rencontrer dans un avenir proche ». « Puisque nous sommes compatriotes et du même sang que les Sud-Coréens, il est naturel que nous partagions le plaisir de cet événement prometteur et que nous les aidions », a-t-il poursuivi. « Nous espérons que le Sud et le Nord pourront s’asseoir face à face pour discuter de la participation de la Corée du Nord aux jeux de Pyeongchang de même que d’autres questions d’intérêt mutuel pour l’amélioration des relations intercoréennes », a répondu le ministre sud-coréen de l’Unification Cho Myoung-Gyon.

Deux athlètes nord-coréens, le couple de patineurs Ryom Tae-Ok et Kim Ju-Sik, sont qualifiés mais le Comité olympique nord-coréen a raté la date limite du 30 octobre pour confirmer leur participation auprès de l’Union internationale de patinage (ISU). Ces sportifs pourraient néanmoins concourir à l’invitation du Comité international olympique (CIO).

Le Nord et Sud sont séparés par une zone démilitarisée, l’une des frontières les plus fortement armées du monde. Les derniers pourparlers bilatéraux, un échec, remontent à décembre 2015. Le fait même d’une rencontre est significatif car cela témoigne d’une volonté d’amélioration de la part des deux parties. Mais une fois à la table des discussions, Pyongyang pourrait mettre Séoul en difficulté en exigeant des concessions inacceptables comme la fin des exercices militaires conjoints entre les Etats-Unis et la Corée du Sud.

Source : Lettre de l’économie du sport