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Où pratiquer des sports d’hiver olympiques dans les Alpes du Sud

Après les JO et avant les Jeux paralympiques de PyeongChang vous vous sentez d’humeur à la jouer comme Fourcade, Pinturault and co. ?

Ceux qui ont été des spectateurs extrêmement assidus, malgré les horaires très particuliers, des Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang en Corée du Sud ont certainement dû ressentir une fois, si ce n’est plusieurs, cette folle envie. Celle d’imiter les champions qui les ont fait tant rêver pendant une quinzaine de jours, le temps d’une olympiade. Envie de skier entre les portes à la vitesse d’un Alexis Pinturault ? D’être aussi froid et précis carabine en mains que Martin Foucade ? De jouer à l’équilibriste sur son snowboard tel un Pierre Vaultier ? Ou encore, de connaître l’effort intense que représente le ski de fond pour se fondre dans la peau de Richard Jouve ? Excellente nouvelle, tout cela est possible dans les Alpes du Sud. Quatorze disciplines olympiques sont praticables sur les territoires bas et haut-alpins. Il y a de quoi faire, mais il existe également des manques. Tour d’horizon.

Un magnifique terrain de jeu pour les skieurs et fondeurs

S’il y a bien une chose dont les Alpes du Sud ne sont pas dépourvues, c’est de pistes de ski. Avec des milliers de kilomètres, les usagers ont de quoi se faire plaisir, surtout durant cet hiver où les chutes de neige ont généreusement saupoudré les sommets. Un immense terrain de jeu qui possède l’avantage de proposer tous les niveaux. Beaucoup de pistes bleues, mais également des tracés aussi relevés que mythiques. Parmi les plus emblématiques, on peut citer la « Luc Alphand » à Serre Chevalier ou la « Pousterle » aux Orres. Des noms qui font frissonner de plaisir les skieurs les plus aguerris de la région. Les deux stations ne sont pas les seules à accueillir du haut niveau. Vars a hébergé l’équipe de France de ski alpin ces dernières années, par exemple.

Leurs skis sont plus longs, mais ils glissent également, les fondeurs sont bien lotis. De nombreuses stations proposent des circuits de ski nordique. Onze d’entre eux sont même homologués par la fédération française (FFS). Et pour corser les choses, les sportifs peuvent même se munir d’une carabine (laser) puisque la pratique du biathlon est possible. Pas à un haut niveau, plus pour du loisir, mais tout de même… En revanche, l’addition entre le fond et le saut à ski qui donne le combiné est impossible puisqu’il n’existe pas de tremplin dans les Alpes du Sud. Pas de quoi planer sur ce coup-là donc. Mais d’autres disciplines se chargent parfaitement de le faire pour les touristes.

Les stations en quête de sensations

C’est la grande tendance de ces dernières années. Impossible d’échapper au phénomène et ils ont même fait une entrée fracassante dans le programme olympique. Les sports « spectaculaires » sont bien représentés. Le skicross et le snowboardcross par exemple. Beaucoup de stations ont fait l’effort de se munir d’une piste de boardercross permettant la pratique de ces disciplines. Le Sauze est la référence dans ce domaine avec un circuit homologué, tout en n’oubliant pas que le double champion olympique en snowboard, Pierre Vaultier, vient de Serre Chevalier. Si vous souhaitez encore augmenter les degrés de difficulté et de sensations, il y a de quoi. Le snowpark de Vars propose un parcours de slopestyle pour enchaîner les figures, Risoul, de son côté, possède l’unique half-pipe des Alpes du Sud. Pour ceux qui souhaitent prendre encore plus de hauteur, le Big Air du SuperDévoluy devrait les ravir. Seul manque, le saut à ski acrobatique. Un petit détail dans une belle offre.

Les sports de glace, le talon d’Achille

En revanche, s’il existe un gros point noir sur le territoire, ce sont bien les sports de glace. Certes, les Hautes-Alpes peuvent se targuer de jouir de deux patinoires de grande qualité avec l’Alp’Arena de Gap, rénovée dernièrement, et René-Froger à Briançon. Deux équipements de haut niveau, où se déroulent des événements de haut niveau, qui permettent ainsi de pratiquer du hockey sur glace et du patinage. Mais pour le reste… Pour faire simple, impossible de faire du bobsleigh, du skeleton, de la luge, du patinage de vitesse et du short-track.

La raison est simple : il n’y a pas d’équipements disponibles. Entre le prix de construction d’un anneau de glace ou d’une piste de bobsleigh, et le nombre de licenciés potentiels, les décideurs ont vite fait le calcul. Trop cher et pas assez rentable. Et ce n’est pas l’exemple situé à une vingtaine de kilomètres de Montgenèvre qui va leur faire changer d’avis. Construite à l’occasion des Jeux olympiques de Turin en 2006, pour un coût de 61,4 millions, la piste de bobsleigh Cesana Pariol est aujourd’hui à l’abandon. Dommage pour les finances italiennes et les amoureux de vitesse dans les Alpes qui avaient juste à passer la frontière.

Dernier sport que l’on ne pratique pas dans les Alpes du Sud, le curling. Mais que les Provençaux se rassurent, il existe un club qui dispute cette discipline, le Massilia Curling Club de… Marseille. Preuve que l’esprit des JO d’hiver règne partout, même là où s’y attend le moins.

 

La Provence