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Les Géants des mers ont pris le départ hier sur la Baie des Anges pour le premier Nice Ultimed

Place – enfin ! – à la course. Les Géants des mers se sont élancés, hier, pour un périple de quatre jours, et seront de retour vendredi dans la Baie des Anges, avant une arrivée programmée, elle, samedi.

Tous les océans du globe recèlent bien des secrets, souvent inondés de vides abyssaux. De mystères insondables et magnifiques à la fois. Soulèvent aussi, parfois, ces vagues de doutes qui balayent, au premier grain, nos petites certitudes de simples terriens… Et peuvent donc réserver, à tout le moins, de bien vilaines surprises à qui essaye de les dompter sans avoir appris, au préalable, à caresser leurs flots…

Mais la Méditerranée peut se montrer bien plus cruelle encore que ses grands frères le plus souvent choisis comme terrains de jeu pour la course hauturière. Les skippers engagés sur cette première édition – c’est clair – vont vite pouvoir en témoigner.

Parce qu’hier, si Eole avait loupé l’invitation d’Amaury Sport Organisation (pétole de chez pétole, au départ…), le programme qui attend la « flotte » des Ultimes, dans les heures qui viennent, s’annonce en revanche bien plus musclé. Ça devrait même sévèrement « bastonner », sitôt passée la marque de Marseille.

Bref, c’était encore, hier, le calme avant la tempête.

C’est d’ailleurs ce que confirment les derniers fichiers météo. Et que nous décrypte Christophe Gaumont, le directeur de course, qui, par ricochets, a été contraint, avec toute son équipe, de modifier le parcours au tout dernier moment (les bateaux se sont engagés dans une boucle finalement tracée à l’opposé du sens des aiguilles d’une montre).

« La nuit qui se prépare (celle qui vient de s’achever donc…) s’annonce physiquement éprouvante. Parce que les surfaces de toile sont assez gigantesques. Or, plus le vent monte(40 nœuds étaient « craints »), plus il y a nécessité de prendre des ris, comme on dit dans le jargon, voire même d’être contraint à affaler la grand-voile… Mais la difficulté ne s’arrête pas là puisqu’une fois passée la Sardaigne, il faudra recommencer les gammes, mais cette fois, dans l’autre sens. »

DES « COLS » À FRANCHIR

Pour traduire, en langage courant, cela signifie une course à la fois hautement stratégique, mais aussi, dans les grosses conditions, des équipages mis à rude épreuve. Un « sprint au large » qui n’épargnera ni les hommes ni les machines.

« Si on devait faire un parallèle avec le cyclisme (Et ASO connaît bien pour organiser la Grande Boucle chaque année), ce sprint n’aura rien à voir avec une étape de plaine. Parce qu’il va y avoir des cols à passer et il y aura beaucoup d’efforts à déployer pour franchir la ligne en vainqueur… »

Un vainqueur attendu, samedi, en fin d’après-midi, en Baie des Anges. Avec, on l’espère, un engouement populaire plus grand encore qu’en ce jour béni où Nice s’est mise pour une fois à chanter un hymne à la voile et à la course au large.

Source : Nice-Matin