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Madame la Ministre des Sports, Laura FLESSEL : « 2018 sera placé sous le signe de l’action »

Alors qu’elle présente ses voeux ce lundi soir, Laura Flessel entend mener la réforme du sport de haut niveau, tout en développant la pratique sportive pour tous.

Quatre mois après l’attribution des JO de 2024 à Paris, quel bilan faites-vous ?

LAURA FLESSEL. On avance. La loi olympique et paralympique a été débattue à l’Assemblée et sera bientôt présentée au Sénat. Le Comité d’organisation des JO a officiellement été créé et tout un panel d’outils a été mis en place afin de garantir la transparence. Il en sera de même pour la Coupe du monde de rugby. Par ailleurs, nous avons créé un programme budgétaire ad hoc qui permettra à la représentation nationale de suivre l’évolution de la dépense olympique. Nous avons dit que nous voulions des Jeux sobres, nous tiendrons nos engagements.

Vous avez également lancé une réflexion sur la réforme du sport…

Dès mon arrivée, j’avais dit que nous devions revoir la gouvernance du sport pour améliorer un fonctionnement qui n’a pas été revu depuis cinquante ans. Il faut intégrer de nouveaux acteurs, agir de manière plus collégiale. On m’a donné les clés d’un ministère pour faire avancer les choses, pour soutenir la haute performance, mais aussi promouvoir le sport. Après une année 2017 où nous avons posé les fondations, 2018 sera placé sous le signe de l’action.

Vous aviez annoncé la création d’une fête du sport…

Oui, chaque troisième week-end de septembre. Il s’agira d’une grande fête nationale et populaire, à l’image de la Fête de la musique. On se doit de rassembler les Français autour de cette fête populaire.

Dans son programme, Emmanuel Macron envisageait d’augmenter de 3 millions le nombre de pratiquants. Où peut-on aller les chercher ?

Notre idée est d’insuffler une culture du sport dans notre pays. Ça passe par les écoles, les établissements d’accueil pour les personnes âgées, les entreprises… Ces 3 millions de futurs pratiquants sont partout, à nous de proposer des possibilités.

Les Jeux à Paris peuvent-ils servir de booster ?

C’est le but, mais sans attendre 2024 ! Nous nous sommes engagés à développer la pratique du sport sur l’ensemble du territoire. Nous devons apporter une réponse à ceux qui sont en situation de handicap, aux personnes qui souffrent d’affections de longue durée, aux jeunes qui vivent dans des quartiers carencés… Il ne doit plus y avoir de zones blanches du sport. Pour ça, nous avons réformé profondément le CNDS (NDLR : l’établissement public missionné pour soutenir le développement de la pratique sportive). Ses missions sont réorientées vers les zones carencées, la pratique au féminin et la pratique handisport. Il faut apporter de vraies solutions à des problèmes ciblés.

Source : Itv Laura FLESSEL