Les 10 plus grosses histoires de dopage du monde sportif

Dans le but d’améliorer leur entraînement et d’accroître leurs performances, les sportifs s’adonnent à quelques pratiques dont certaines sont illicites. Parmi ces dernières, vous avez le dopage qui est considéré comme une tricherie et consiste à recourir aux substances prohibées. C’est une pratique qui s’avère être dangereuse pour la santé, mais qui est également punie par les lois qui régissent les sports.

Si des cas continuent d’être toujours détectés au haut niveau, il faut reconnaître que c’est un procédé qui remonte bien loin. Si vous souhaitez en savoir davantage, voici les 10 plus grosses histoires de dopage du monde sportif.

Tom Simpson en 1967

Le cas de Tom Simpson est perçu comme le premier scandale de dopage qui a ébranlé le monde du cyclisme. Pendant qu’il progressait vers le mont Ventoux, l’un des passages du Tour de France, le sportif s’est effondré. Il faisait énormément chaud et le coureur montrait des signes de déshydratation, mais cela ne l’a pas empêché de se remettre en selle.

Tom Simpson s’écroule à nouveau et cette fois-ci, sans se relever, car malgré une heure de massages cardiaques, il meurt à l’âge de 29 ans. Des amphétamines et des tubes de Tonédron sont retrouvés sur lui. La combinaison de ces éléments, avec l’effort physique, la chaleur et le manque d’eau, a été fatale.

RDA entre 1970 et 1989

L’ex-République Démocratique Allemande a instauré un système de dopage qui était organisé et soutenu par l’État pendant la guerre froide. Plusieurs corps de métiers, qu’il s’agisse des entraîneurs, des médecins ou des fonctionnaires, se chargeaient de doper de jeunes athlètes. Ces derniers, dont le nombre était estimé entre 10 000 et 20 000, ignoraient qu’ils étaient sujets à une telle pratique.

Cette opération nommée « Staatsplanthema 14.25 » visait à utiliser des hormones anabolisantes pour obtenir de meilleurs résultats pendant des Jeux olympiques. La suite s’est avérée concluante, car l’ex-RDA a totalisé 519 médailles (192 en or) lors des JO entre 1968 et 1988. S’il faut le rappeler, cette supercherie a été dévoilée au monde après la chute du mur de Berlin.

Ben Johnson en 1988

Vers la fin des années 1980, la rivalité entre le Canadien Ben Johnson et l’Américain Carl Lewis battait son plein en athlétisme. Les deux coureurs se retrouvent souvent en finale, comme ce fut le cas au 100 m en 1988 lors des JO de Séoul. Ben Johnson réalise une excellente prestation en gagnant avec un chrono de 979 et établit par ricochet un nouveau record du monde.

Cependant, il est testé positif au winstrol deux jours plus tard et les sanctions n’ont pas tardé à tomber. Ben Johnson est d’abord suspendu et exclu des JO, puis cinq après, il est radié à vie suite à une récidive.

Diego Maradona en 1994

Après une suspension (quinze mois) suite à un contrôle positif à la cocaïne, Maradona revient sur le devant de la scène trois ans plus tard. C’était lors de la Coupe du Monde de 1994 qui s’est déroulée aux États-Unis, tournoi durant lequel il dispute deux matchs. Son dernier en équipe d’Argentine est celui contre la Grèce et il a marqué un but d’anthologie. Maradona sera par la suite exclu de la compétition, car il a été de nouveau testé positif et cette fois-ci, à l’éphédrine.

L’affaire Festina entre 1998 et 2000

À trois jours du départ du Tour de France de 1998, un soigneur de l’équipe cycliste Festina du nom de Willy Voet est testé positif. Le contrôle effectué par la douane à la frontière franco-belge a permis de retrouver dans sa voiture plus de 400 flacons de substances :

  • hormones de croissance,
  • érythropoïétine (EPO),
  • corticoïdes,
  • testostérone.

Bien évidemment, Festina fut exclue de la Grande Boucle de cette année et l’équipe a écopé de nombreuses condamnations par la justice. Il faut rappeler que la renommée de Richard Virenque, un coureur français, a été entachée par ce scandale.

L’affaire Balco en 2003

Le sport américain, qui jusque-là n’avait pas encore connu assez de ces cas, sera éclaboussé en 2003. Le laboratoire Balco, une usine appartenant à Victor Conte, est accusé d’approvisionner les athlètes en produits indétectables aux contrôles antidopage. Il faut préciser que cette affaire est dévoilée au public suite à un appel téléphonique anonyme effectué par un ancien entraîneur. C’est un scandale qui concernait au total 23 sportifs toutes catégories confondues (cyclisme, boxe, baseball, football américain, athlétisme).

Lance Armstrong en 2012

Au début des années 2000, Lance Armstrong est devenu une icône du cyclisme et cela lui a même valu le surnom « le Boss ». Le sportif de nationalité américaine entre dans l’histoire après avoir établi un record en gagnant consécutivement sept Tour de France entre 1999 et 2005. Après de nombreuses preuves de tests positifs à l’EPO sur toute sa carrière, Lance Armstrong est reconnu coupable d’avoir utilisé des produits dopants et sera déchu de ses titres. Il convient de préciser qu’en août 2012, l’agence américaine antidopage, en l’occurrence l’Usada va le radier à vie.

Russie entre 2011 et 2015

À l’instar de l’ex-RDA, la Russie a également initié une politique institutionnelle de dopage durant 2011 et 2015. Il faut noter que cette opération avait pour objectif de couvrir les sportifs du pays lors des grands tournois internationaux. D’après les confidences d’un employé de l’agence russe antidopage à l’agence mondiale, près de 643 échantillons positifs ont été dissimulés sur cette période. Il s’ensuit des sanctions non seulement individuelles, mais aussi collectives, car la Russie est exclue des compétitions internationales en 2020 par le TAS.

L’affaire Aderlass en 2019

Suite aux déclarations d’un skieur de fond accusant Mark Schmidt, un médecin basé en Erfurt, la police lance une enquête. Les autorités mènent une vaste opération dans les locaux allemands du docteur et aussi ceux qui se trouvent en Autriche. L’enquête révèle plus d’une vingtaine de cas de dopage sanguin chez les athlètes de diverses nationalités, dans plusieurs domaines sportifs. Lors du procès, l’accusation évoque des situations de dopage pendant les JO, les Mondiaux de ski ou du Tour de France les cinq dernières années.

Sun Yang en 2020

Après une suspension de trois mois en 2014 pour un test positif à la trimétazidine, le nageur chinois est à nouveau au cœur d’un scandale. En effet, un membre de l’entourage de Sun Yang est suspecté d’avoir supprimé, à coups de marteau, un échantillon lors d’un contrôle. Cela entraîne une réaction de la part des autres nageurs qui refusent de lui serrer la main ou de monter avec lui sur le podium.

Le TAS (Tribunal Arbitral du Sport) lui attribuera en 2020 la peine maximale, à savoir une suspension de huit ans. Pour rappel, c’est une décision contestée et largement diffusée dans les médias, ce qui peut conduire à une révision de la sentence prochainement.